




Par  Insight FR / 15 Mar 2022 / Sujets: Artificial Intelligence (AI) , As a service , Cloud
Ces dernières années, les modèles de solutions « As a Service » ont gagné en popularité auprès des entreprises et organisations de toutes tailles et de tous secteurs. Les dirigeants recherchent des solutions qui favorisent l’agilité tout en permettant une transformation au rythme souhaité qu’il soit progressif ou rapide.
Pour expliquer le fonctionnement des solutions « As a Service », pensons par analogie à la construction d’une maison. Imaginez que vous avez trouvé le terrain idéal. Vous devez trouver un bon architecte avec qui vous planifierez exactement ce que vous voulez et ce dont vous aurez besoin au cours des années à venir. Le projet nécessitera un investissement en capital important et impliquera une responsabilité majeure. Vous vous engagerez à ce que la maison reste debout indéfiniment. C’est ainsi que la plupart des entreprises abordent l’infrastructure des Data Centres.
Recourons maintenant à une autre analogie pour expliquer le concept de consommation du Cloud. En tant qu’acheteur de biens de consommation courante, vous n’avez pas réellement besoin de planifier à long terme ou de payer d’avance. Vous payez pour ce que vous comptez utiliser et vous pouvez librement augmenter ou diminuer votre consommation. Pour reprendre l’analogie avec la maison, cela reviendrait à louer au mois ou, du moins, à pouvoir effectuer des rénovations majeures à peu de frais, voire sans frais.
La formule « As a Service » permet d’utiliser une infrastructure sur site qui ressemble à du Cloud public. C’est, pour ainsi dire, le meilleur des deux mondes. Il ne s’agit pas d’une location, d’un achat en capital ou d’un contrat Cloud. C’est plutôt un moyen d’utiliser les dernières technologies, gérées de manière experte, dans la mesure et la capacité requises.

Les modèles de type « As a Service » ont pris leur envol à la toute fin de 2019. L’élan n’a pas ralenti en 2020, peut-être parce que la pandémie et ses effets d’entraînement ont incité les décideurs à éviter les investissements lourds (Capex), au profit de la préservation de la trésorerie ou d’une approche « au plus juste » (Opex).
Depuis plus longtemps, cependant, les organisations ont des stratégies de Cloud évolutives qui tablent sur la souplesse des solutions « As a Service ». Servant de passerelles vers le Cloud, ces solutions permettent une consommation adaptée à une infrastructure privée, dont les coûts initiaux sont faibles ou nuls. Cela évite ainsi aux organisations de payer trop cher pour des ressources inutilisées et offre de fait une grande transparence au niveau des prix. Ces avantages valent de l’or pour les acheteurs qui recherchent des solutions de stockage dans le Cloud public. En effet, de façon générale, de telles solutions sont coûteuses et pèsent souvent lourdement sur le bilan des Data Centres traditionnels.
Ajoutons à ce qui précède que la planification à long terme est plus difficile que jamais, comme nous l’avons péniblement constaté depuis environ un an. Savoir ce dont une entreprise et ses clients auront besoin sur une période de trois ou quatre ans détermine les décisions d’investissement et joue sur l’agilité de l’entreprise. Plus la planification est réduite ou légère, plus une entreprise reste agile et réactive. C’est l’un des grands attraits du Cloud public.
La migration de charges de travail de l’interne vers le Cloud n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Dans certains cas, il s’agit même d’une opération impossible ou qui mettrait l’entreprise en danger de manière tangible, du fait notamment que le stockage de données dans le Cloud public coûte une fortune. Lorsque les obligations d’une entreprise commandent un virage massif vers le Cloud, les solutions de type « As a Service » peuvent constituer un point d’équilibre en produisant les résultats dont l’entreprise a besoin sans accroître les risques ni les coûts. L’entreprise peut soit conserver la formule « As a Service » après la migration, ou encore l’utiliser comme tremplin vers une solution plus permanente.
Aujourd’hui, c’est dans le domaine du stockage que les solutions « As a Service » sont les mieux établies. Leur adoption est massive sur le marché, les dirigeants ayant rapidement vu l’intérêt de payer pour un nombre donné de téraoctets, pour obtenir le niveau de performance souhaité, sans devoir gérer les frais de sortie, les problèmes de sécurité, la planification des capacités, les coûts initiaux ou la maintenance.
Aujourd’hui, les dirigeants demandent à juste titre aux fournisseurs de services et aux équipementiers ce que des solutions de type « As a Service » peuvent leur permettre d’offrir en dehors de leurs créneaux traditionnels (réseau, traitement de l’information, protection des données, etc.). À terme, nous verrons à quoi aboutiront ces demandes, mais nous savons déjà qu’une grande variété de choix « As a Service » fera son apparition sur le marché.
Fait à noter, la direction générale des grandes entreprises n’est pas la seule à être attirée par la formule « As a Service », l’ensemble de la clientèle d’Insight s’intéresse à ce type de solution. L’offre « As a Service » est utile pour la grande entreprise qui déploie des stratégies de Cloud public et hybride. Elle l’est également pour la petite entreprise dont les dirigeants ou les équipes IT refusent simplement d’acheter et de maintenir une technologie, de s’inquiéter des contrats de support ou de surpayer pour des ressources Cloud.
En fin de compte, de nombreux chefs d’entreprise ne veulent pas changer leur mode de fonctionnement : ils veulent simplement « consommer » différemment en faisant tourner les applications et fonctionner l’entreprise sans se soucier de l’hébergement des données (le « où » et le « comment »). Ils veulent payer pour ce qu’ils utilisent, rien de plus. Voilà qui est compréhensible.
Les solutions de type « As a Service » sont un moyen d’arrimer les stratégies de Data Centres et du Cloud avec les stratégies organisationnelles. Elles permettent à toutes les organisations de résoudre leurs problèmes, d’atteindre leurs objectifs et de bénéficier des avantages de l’infrastructure privée et du Cloud public.